Trois erreurs à ne pas faire

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Impossible de concevoir un repas de fête, un réveillon de Noël ou de Nouvel-An sans champagne. Pourtant que d’erreurs commettent les gens du commun au sujet de cette délicieuse et populaire boisson.

  • Première erreur : servir le champagne en fin de repas.
     
    Le champagne est un apéritif, en conséquence il doit être bu à l’apéritif. Boire du champagne en fin de repas, c’est comme boire un pastis avec le dessert. On n’apprécie vraiment le champagne qu’à jeun et non avec l’estomac plein. On peut éventuellement boire du champagne à la fin si celui-ci a accompagné tout le repas.

  • Deuxième erreur : la cuillère dans le goulot.
     
    Suspendre une cuillère à café dans le goulot d’une bouteille de champagne pour préserver son état gazeux est une superstition risible. Le gaz étant sous pression, il n’aura donc aucune difficulté à s’échapper de part et d’autre de la cuillère. Et si d’aventure, on ne sait par quel enchantement, le gaz était maintenu dans l’espace vide au-dessus du liquide, comment la cuillère pourrait-elle supporter la pression sans être éjectée ? Un peu de bon sens. Il existe des bouchons adaptés aux bouteilles de champagne qui, eux, contiennent plus ou moins bien le gaz.

  • Troisième erreur : étouffer le bruit du bouchon.
     
    Au restaurant, lorsqu’un serveur s’applique à étouffer le bruit du bouchon de la bouteille de champagne qu’il est en train d’ouvrir sous l’œil badaud de la tablée, qui n’a jamais eu envie de lui arracher la bouteille des mains ? Quelle absurdité ! Le plop d’un bouchon qui saute est synonyme de fête, c’est comme un pétard qui annonce le plaisir de déguster. Seuls les esprits chagrins pensent que ce bruit porte préjudice aux convives (certains se bouchent les oreilles, pauvres choux). Imaginez un feu d’artifice silencieux, triste n’est-ce pas ? Autre argument consternant avancé pour accréditer l’outrage : une bouteille débouchée brusquement évente spontanément le champagne. Libre à chacun de gober une couleuvre pareille.
    Au restaurant le client est en droit d’exiger que le bouchon saute car le bruit est justement un gage de fraîcheur. En effet, c’est au bruit explosif qu’on reconnait un bon champagne, car l’ouverture d’une bouteille de mauvais champagne ou d’un champagne qui a souffert, émet un pet reconnaissable, un bruit qui dénonce. Or en étouffant le bruit sous des prétextes stupides et détournés, on se met ainsi à l’abri d’une éventuelle mauvaise surprise. Dans l’achat d’une bouteille de champagne, le joyeux plop du bouchon fait également partie du prix, alors aucune raison d’en être privé. Le client est roi. Pour éviter le sacrilège, il est préférable de la déboucher soi-même.

Donc : champagne à l’apéritif + bouchon qui saute sont les clés d’un repas de connaisseur et d’une fête réussie.
 

(image celebritysmackblog.com)

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