Gentil le blog, geeentil…

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Lorsque j’ai conçu ce blog, à l’origine, j’avais la ferme intention de m’attaquer à la connerie, ne riez pas c’est pas des conneries ! Consciencieusement, j’avais commencé à en exposer les diverses formes à travers des exemples concrets. Et des exemples, ce n’est pas ce qui manque, il suffit de regarder la télé. Vaste programme mais pas sans risques. Premier risque : celui de passer pour un aigri alors qu’en réalité je suis plutôt porté sur la rigolade comme un pochetron est porté sur le goulot. Deuxième risque : celui d’avoir les cons à dos, ceux qui tombent sur le blog dénonciateur, et ils sont nombreux, autant que la tâche est gigantesque, limite donquichottesque.

Pour dénoncer la connerie, il faut s’engager, il faut s’exposer, et on devient alors très vulnérable. Ainsi, si j’étale la connerie de monsieur Ducon que la toile, tous les cons vont se reconnaître illico en lui, se rallier à sa connerie et, se sentant le cul merdeux, nourrir une forte envie d’expédier ad patres l’auteur de la prose accusatrice, c’est à dire mézigue. Pour quelques écrits audacieux, il y aura toujours un con pour dégainer une lame et vous refroidir sous un lampadaire, ça s’est vu. Car il faut l’admettre, la connerie est meutrière et les adeptes du trucidage à la petite semaine se comptent par centaines de millions à travers le monde. Cela représente un sacré potentiel, faut faire gaffe.

La connerie est à ce point si vaste, qu’une vie entière ne suffirait pas à en faire le tour. Par conséquent, je n’avais pas envie de passer la mienne à enquêter sur les faits et gestes des cons. Des cons et des connes, il y en a toujours eu. Et il y en aura toujours hélas. On les retrouve à toutes les échelles sociales, du plus petit racailleux de banlieue au plus distingué des énarques. On les cotoie quotidiennement. Sur la route, au travail, dans les magasins, au cinéma, dans la nature, au restaurant, dans le train, sur les ondes, sur internet. Leur but : nuire. Les cons représentent également l’ennemi numéro un des animaux et de l’environnement en général.

Impossible d’établir l’inventaire des différentes espèces de cons qui sévissent aux quatre coins du globe, même Prévert y renoncerait. Et je risque d’en oublier. On peut grosso-modo classer les cons en quatre catégories : les braves cons, un peu bourrins sur les bords mais pas trop chiants ; les psychopathes dont la seule intention est de détruire ; ensuite les plus nombreux, les méchants cons, au QI de paramécie, les gros nuisibles bas de plafond qui agissent sur ordre, les après-moi-le-délugistes, ceux qui veulent vous soutirer quelque chose ou simplement vous baiser parce que ça les fait jouir de niquer leur prochain. Et enfin les cons professionnels (et leurs larbins), ceux qui détiennent le pouvoir, qu’il soit politique, militaire ou religieux, pouvoir dont ils se servent pour nous pourrir la vie. A titre d’exemple, en 1888, un douanier autrichien aurait mieux fait de se palucher que de foutre sa femme en cloque. On ne fait pas un Mozart à tous les coups.

Laissons donc les conneaux à leurs conneries et tâchons qu’elle ne nous éclabousse pas trop. La connerie est indissolublement liée à l’histoire de l’homme, faut faire avec. Donc, face à la tâche démesurée, j’ai abdiqué pour me limiter à un petit blog gentillet, avec des petites choses rigolotes et plus (ou peu) de coups de gueule. Que des coups de coeur et beaucoup d’humour. Après tout la vie est belle, soyons optimiste, même si le pessimite vous dit qu’il est un optimiste qui a beaucoup d’expérience. Alors nous aussi, déconnons, mais que nos conneries soient de celles dont on dit : « LOL » ou « MDR »

     Quand les cons sont braves
Comme moi,
Comme toi,
Comme nous,
Comme vous,
Ce n’est pas très grave.
Qu’ils commettant,
Se permettent
Des bêtises,
Des sottises,
Qu’ils déraisonnent,
Ils n’emmerdent personne.
Par malheur sur terre
Les trois quarts
Des tocards
Sont des gens
Très méchants,
Des crétins sectaires.
Ils s’agitent,
Ils s’excitent,
Ils s’emploient,
Ils déploient
Leur zèle à la ronde,
Ils emmerdent tout l’ monde.
  Georges Brassens

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