Thiéfaine a posé sa guitare à Istres

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Pour la joie des fans, la tournée d’Hubert-Félix Thiéfaine, Homo plebis ultimae tour, se poursuit en 2013 et traverse toujours la France Profonde au hasard des salles municipales. Ainsi, ce samedi 12 janvier, le troubadour franc-comtois a posé sa guitare et ses accords ravageurs sur la scène de l’Usine, à Istres. C’était quasiment le même concert que celui que je suis allé voir à Montfavet, en avril dernier (voir l’article détaillé dans les archives de ce blog). Après une bonne heure et demie à se geler les cacahouètes devant la porte, je n’étais pas trop mal placé, au deuxième rang derrière un géant de 2,50 m mais il était sympa, il s’est souvent affaissé pour que je puisse focaliser sur la bête de scène.

La première partie du spectacle était assurée par un chanteur que je découvrais, Jean-Marc Poignot. Il chantait en jouant de la guitare folk et était accompagné à la guitare électrique par Lucas Thiéfaine, le fils de papa. Je n’ai pas spécialement apprécié ce chanteur. Look brouillon, peu soigné, pas rasé (évidemment), il aurait pu faire un minimum d’effort de présentation, trouver un truc un peu fun (on n’a jamais deux fois l’occasion de faire une première impression), de ce côté-là Hubert-Félix c’est quand même autre chose. Ses textes auraient gagné à être interprétés de façon plus intimiste plutôt que d’être vociférés sur une rythmique préenregistrée que j’ai trouvée superflue.

Et puis HFT est apparu, guitare en bandoulière, Annihilation d’entrée de jeu. Dès les premières notes, j’ai dégainé mon petit caméscope de poche. Hélas, pendant tout le concert, les prises de vues ont été polluées par une épaisse fumée de scène omniprésente, d’autant que Thiéfaine ne bénéficiait pas d’éclairage de face, seulement des projecteurs latéraux. De plus, chose navrante qui gâche la qualité des images et fait souffrir les yeux, d’immondes stroboscopes crachaient des flashs aveuglants parfois pendant toute une chanson. Atroce. Visiblement la technique n’était pas la même qu’à Montfavet. Par moment, je me demandais si Thiéfaine se rendait compte de l’anarchie des lumières et de la fumaga dans lesquelles il évoluait. Mais il était dans son trip, ça ne devait pas trop le déranger et comme c’est un gars sympa, il a probablement accepté le deal sans trop redire. Enfin, j’en ai pris plein la gueule et ma cam aussi. Quand à la puissance de la sono, on était pas loin du séisme. Je me disais pourvu que la bâtisse n’entre pas en résonnance et puis non, c’est du costaud, l’Usine.

A part ces détails sur l’environnement du concert, la qualité d’interprétation est toujours irréprochable, les musiciens touchent leur canette, notamment Alice Botté, le gaucher, qui fait gueuler sa guitare électrique comme un croquemort silencieux au visage grave et inexpressif. Borniol à la guitare ! Quel géant cet Alice ! Il apporte une dimension incomparable à la musique élaborée des chansons de Thiéfaine. C’est dingue (mais pas paumé).

Bon je ne vais pas vous refaire toute la set-list du concert, disons que pour cette tournée, le répertoire est un subtil mélange d’une vingtaine de chansons anciennes et récentes, notamment celles extraites de son dernier album, Suppléments de mensonge, dont La ruelle des morts, Les ombres du soir ou Garbo XW machine (le style de ce morceau assez grandiose me rappelle l’excellent et regretté Bashung). Pour ce qui est des plus anciennes, les amateurs ont réclamé et dégusté Loreleï sebasto cha, Alligators 427, Sweet amanite phalloïde queen, Mathématiques souterraines ou encore l’incontournable fille du coupeur de joints qui sonne désormais comme un hymne repris en choeur par une foule avide de libertés.

Amis et amies blogueurs et gueuses, youtubeurs et beuses, facebookeurs et keuses, je vous livre le résultat de mon travail sous la forme de 16 photos et de 7 vidéos. Ca n’a pas été sans mal, je le répète. L’atmosphère était loin de se prêter aux conditions idéales de prises de vue. En plus du fog, j’ai échappé de peu à l’élongation musculaire et à la tendinite aigüe, le bras constamment tendu au-dessus des têtes, c’est pour cette raison que le cadrage frôle l’amateurisme primaire, je vous présente toutes mes confuses. Mais grâce à la magie de mon logiciel de montage, j’ai pu rattraper un peu le bazar, améliorer un brin l’image et aussi le son en diminuant les basses fréquences qui eussent probablement fissuré votre ordi à pleine puissance et vous m’en vîtes navré. Pour voir et écouter tout cela de vos yeux ébahis et z’oreilles enchantées, faut cliquer sur les images ci-dessous, c’est-à-dire amener la petite flèche qui se balade sur votre écran par-dessus l’image et appuyer sur le bouton gauche de l’objet aux formes arrondies que vous tenez dans la main droite si vous êtes droitier ou dans la main gauche si vous êtes comme Alice Botté. Et là ô joie, les pages de YouTube et de Facebook s’ouvrent et il faut à nouveau recommencer à cliquer pour enfin voir des images d’Hubert-Félix Thiéfaine en concert à l’Usine, à Istres. Oh ooooh oh oh oh ooooooh…
 

Les photos
Les photos sont datées par erreur à 2012 au lieu de 2013


 

Les vidéos

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