Bycchryum, le making of

bycchryum1

En août 2013, je publiais en auto-édition un livre intitulé Bycchryum, les émissaires d’Alnilam, un roman de science-fiction dont l’action se déroule à l’usine sidérurgique de Fos-sur-Mer. Il aura fallu deux ans et demi de repérage, d’interviews de fabricants, de bibliographie technique et scientifique, de rédaction, de corrections…

En quelques mots, les sidérurgistes sont contraints de fabriquer un acier hors normes aux propriétés surnaturelles dont l’élaboration va leur causer des sueurs froides. Ce métal incroyable est le fruit d’une collaboration intergalactique entre les hommes et les Extraterrestres d’Alnilam.

Ce livre est une sorte d’hommage en fin de carrière, après 40 ans passés à l’usine de Fos. Je voulais raconter une histoire qui se déroule dans mon entreprise, avec des Extraterrestres. Au départ, je ne savais absolument pas où ça allait m’emmener. J’aurais pu écrire une histoire de vampires mais je voyais mal Nosferatu se balader avec son cercueil sous le bras sur le plancher de l’aciérie, en revanche des êtres venus du fin fond de la galaxie qui débarquent pour fabriquer un acier extraterrestre, ça tient la route. Quoi de mieux que la bonne vieille recette de la science-fiction. Question rebondissements, je n’ai pas lésiné, il y a des étincelles, du feu, des explosions, ça fait peur. Mais tout cela c’est du roman, rien que du roman, il n’y a rien de réel bien sûr, exceptés quelques passages à caractère autobiographique, assez anecdotiques que j’ai traités avec humour. Il y a quelques dialogues humoristiques dans les pages. Histoire de souffler cinq minutes.

Il y a trois ans, avant d’entreprendre la rédaction, j’ai commencé par planter le décor par un repérage comme on le fait au cinéma avant d’attaquer les prises de vues. Les techniciens et les ingénieurs (ceux que je remercie à la fin du livre) m’ont accompagné sur les installations pour une visite particulière. Mes questions leur ont semblé saugrenues car elles étaient à l’image de l’histoire, assez déjantée. Je me souviens de la tête d’un aciériste lorsque je lui ai demandé comment fabriquer un acier sans carbone et sans soufre. Il m’a répondu : « vous voulez nous faire devenir chèvre ? » C’est exactement ça… mais dans la fiction.

Lorsque j’ai commencé à écrire ce roman, je ne savais pas quel niveau d’intensité donner aux actions. Je voulais respecter l’authenticité, coller à la réalité, presque appeler les choses par leur véritable nom, j’étais très scrupuleux sur la façon d’aborder les scènes sans trop délirer, car faire de l’acier de qualité, c’est très complexe. Je me suis basé sur un incident survenu au haut-fourneau il y a quelques années, il a été détonateur du livre. Mais la mayonnaise ne prenait pas, je n’étais pas satisfait car contrairement aux autres chapitres totalement imaginés, l’épisode haut-fourneau ne collait pas avec l’ensemble, justement parce que c’était basé sur du réel. En relisant, ça ressemblait à un compte-rendu détaillé, j’ai donc totalement réécrit ce chapitre en laissant mes notes de côté, j’y ai ajouté des scènes fantasques pour pimenter l’incident. A partir de là, j’ai donné libre cours à la fantaisie, j’ai allongé la sauce sans ménagement, avec des énormités, parfois anachroniques, que seuls les spécialistes pourront dénigrer. Au départ, le livre devait s’intituler UFOME, c’est-à-dire l’Usine de FOs aux Mains des Extraterrestres, je trouvais ce mot génial pour sa conjugaison entre UFO (ovni en anglais) et le OME de syndrome. Par ce titre, je mettais l’usine au devant de la scène. Or l’usine, c’est le décor, l’essentiel c’est le mystère qui se cache derrière l’énigmatique bycchryum, l’élément le plus fantastique de l’univers, toute l’histoire tourne autour de ce truc-là.

Je n’ai pas cherché midi à quatorze heures pour dépeindre les personnages, j’ai pris les collègues et quelques connaissances que j’avais sous la main, ou plutôt dans ma mémoire, celles et ceux qui ont marqué leur passage, chacun dans le rôle qu’ils occupaient réellement. Bien entendu, leur identité a été modifiée, ça peut devenir un jeu, qui va se reconnaître ? Si certains ont été inventés de toutes pièces, je ne voulais pas imaginer tous les personnages, le caractère des hommes et des femmes que j’ai réellement côtoyées a solidement forgé la nature des personnages du livre puisque ce sont eux-mêmes, avec leur personnalité propre. J’ai imaginé la façon dont il auraient pu se comporter dans les situations dans lesquelles je les ai placés. C’était un exercice amusant, ils en riront eux-mêmes, je l’espère. J’ai délibérément choisi cette option pour l’importance que je porte à ces relations, en les intégrant à un roman, je les ai en quelque sorte immortalisées sur le clavier de l’ordinateur comme un peintre couche son modèle sur la toile. « Toute ressemblance avec des personnes réelles… » …n’est pas du tout fortuite ici. Que celles et ceux qui se sont reconnus se rassurent, à l’extérieur de l’usine, personne ne sait de qui il s’agit. Vu sous un certain angle, ce roman est un peu une bonne blague, à ne surtout pas prendre au premier degré, pitié non !

En concevant la couverture du livre, il m’est apparu que je pouvais donner une idée de la tête de mes extraterrestres. C’est sous les traits de mannequin de cire que je les ai imaginés dans ce roman, ils sont plutôt sympas, rien à voir avec les mochetés de La guerre des monde. Ils ont débarqué dans l’usine pour bosser, et je les fais bosser, très dur, les pauvres, je ne les épargne pas. Ils évoluent dans un univers totalement étranger, hostile pour eux. Heureusement, ils ont une science qui est à des années lumière de la nôtre et sur ce plan, ils épatent les fabricants jusqu’à la dernière ligne du livre.


Relecture et corrections de la première épreuve papier

 

A propos d’Alnilam
(monde des Extraterrestres de Bycchryum)

Alnilam est une grande étoile de la constellation d’Orion, située au milieu de la ceinture d’Orion. Appelée Epsilon Orionis par les scientifiques, Alnilam signifie rang de perles en arabe. Elle est la 30ème étoile la plus brillante (et la 4ème plus brillante d’Orion). C’est une supergéante de couleur bleu-blanc, elle est l’une des étoiles les plus lumineuses connues. Une constellation est un ensemble d’étoiles reliées par des lignes imaginaires, traçant une figure allégorique sur la voûte céleste. Dans l’espace, les étoiles d’une constellation sont très dispersées, mais elles paraissent regroupées vues de la Terre. Les constellations sont basées sur la tradition hellénique transmise à travers l’ère médiévale.


Alnitak, Alnilam et Mintaka


Le diamètre des trois étoiles de la ceinture d’Orion est, par rapport à notre soleil,
pour Alnitak 25 fois plus grand, Alnilam 30 fois et Mintaka 20 fois

 

La nébuleuse d’Orion

Une nébuleuse est un nuage cosmique composé de poussières interstellaires et de gaz. La nébuleuse d’Orion est située au cœur de la constellation d’Orion. Elle a une taille de 33 années-lumière et se trouve à 1 350 années-lumière de la Terre. C’est la nébuleuse diffuse la plus brillante, elle est visible à l’œil nu dans un ciel nocturne sans pollution lumineuse et peut être observée avec des jumelles. La nébuleuse d’Orion est la partie principale du nuage d’Orion. Ce nuage s’étend sur près de la moitié de la constellation et contient aussi la Boucle de Barnard et la célèbre nébuleuse de la Tête de Cheval.


La nébuleuse de la Tête de Cheval

[ La nébuleuse comme vous ne l’avez jamais vue ]


Le site spatial du livre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Combien font : *
22 + 25 =


Voir les partages
Share On Facebook
Share On Twitter
Share On Google Plus
Share On Linkedin
Masquer les partages