Au rendez-vous de l’Amiral

michel_polnareff

Samedi 23 juillet, la ville de Nîmes était placée sous les auspices musicales de Michel Polnareff. Après son grand retour et sa tournée marathon en 2007, les délicieuses mélodies de notre Polna préféré ont fait à nouveau vibrer l’atmosphère de la ville.

Difficle de se promener dans les rues de Nîmes cet après-midi-là sans croiser un ou une fan de la star, certains portant une moumoute blonde bouclée et des lunettes noires rectangulaires. Ces deux accessoires suffisent pour qu’on reconnaisse aussitôt l’icône de plusieurs générations. Les chansons de Michel résonnent tous azimuts, aux terrasses des cafés et des restaurants, des chansons que tout le monde connaît et reconnaît, des chansons qui ont traversé les décennies et qu’on a plaisir à écouter et réécouter, encore et encore, comme le témoignage de nos jeunes années.

J’avais 10 ou 11 ans quand j’entendis Michel Polnareff pour la première fois. C’était en 1966. Je me souviens parfaitement des chansons de l’époque, Tout tout pour ma chérie, Love me please love me, La poupée qui fait non qu’un de mes copains fredonnait en boucle tandis qu’on attendait le car scolaire, là-haut, dans un village du Nord. Nous étions nombreux à l’apprécier, il avait déjà beaucoup de succès, avec Adamo, Hervé Vilard, Joe Dassin… c’était la belle époque des yéyés et des pattes d’ef, on l’entendait dans les boîtes de nuit, dans les juke-box des bistrots, dans les ducasses. Sa musique a accompagné mon enfance, toutes ses chansons étaient des tubes, Polnareff, c’était déjà une légende. Plus tard, mon adolescence a connu le silence de l’artiste qui s’exila aux amériques car son comptable l’avait ruiné et il ne pouvait plus payer ses impôts. Il fut contrait de quitter ses fans, rester en France n’était plus possible pour lui. Mais je l’écoutais toujours avec autant de plaisir, dans ma chambre j’avais un poster cartonné de Michel Polnareff qui brillait dans la nuit, lunettes et chevelure phosphorescentes (je ne l’ai plus, je l’ai filé à un ami collectionneur). J’ai même écris un poème, je me souviens, ça disait « Ô roi des fourmis, Hors des bals et des châteaux, Redevenez l’homme préhisto Dans votre maison vide. » Là-bas, dans sa lointaine retraite, loin de nous, il continuait à travailler, à écrire et composer des perles, dont le fabuleux Lettre à France, lettre à LA France. Aujourd’hui, Michel Polnareff est revenu, nous est revenu, lui et ses chansons immortelles. Je ne pouvais manquer le formidable rendez-vous aux arènes de Nîmes que l’Amiral donne à travers la France, la Belgique et ailleurs à ses millions de moussaillons, toujours sur le pont.

Quelques images prises pendant le concert

       

       

       

       

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Combien font : *
27 + 1 =


Voir les partages
Share On Facebook
Share On Twitter
Share On Google Plus
Share On Linkedin
Masquer les partages