Tag Archives: Hubert-Félix Thiéfaine

Le Vixi tour est passé par l’Usine

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Retrouvailles appréciées ce vendredi 29 avril au café-concert l’Usine à Istres, entre Hubert-Félix Thiéfaine et ses fans de tous les âges, ceux de la première heure comme les générations suivantes, dans le sillage de leurs aînés.

Thiéfaine a posé sa guitare à Istres

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Pour la joie des fans, la tournée d’Hubert-Félix Thiéfaine, Homo plebis ultimae tour, se poursuit en 2013 et traverse toujours la France Profonde au hasard des salles municipales. Ainsi, ce samedi 12 janvier, le troubadour franc-comtois a posé sa guitare et ses accords ravageurs sur la scène de l’Usine, à Istres. C’était quasiment le même concert que celui que je suis allé voir à Montfavet, en avril dernier (voir l’article détaillé dans les archives de ce blog). Après une bonne heure et demie à se geler les cacahouètes devant la porte, je n’étais pas trop mal placé, au deuxième rang derrière un géant de 2,50 m mais il était sympa, il s’est souvent affaissé pour que je puisse focaliser sur la bête de scène.

Le tour du dernier homme du peuple

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Hubert-Félix Thiéfaine en concert à Montfavet (au sud d’Avignon) le vendredi 6 avril 2012, concert qui s’est terminé par une des plus célèbres chansons (vous savez, la fille du…) du plus célèbre des Franc-Comtois. Avec tous les connaisseurs, j’ai gueulé « Ho hoooo ho-ho-ho-hoooooo… » comme on chante un hymne, celui de la liberté, de toutes les libertés. Lisez le récit du concert accompagné de dizaines de photos mortelles !

J’me sens coupable d’être né Français

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J’me sens coupable d’avoir assassiné mon double dans le ventre de ma mère et de l’avoir mangé. J’me sens coupable d’avoir attenté à mon entité vitale en ayant tenté de me pendre avec mon cordon ombilical. J’me sens coupable d’avoir offensé et souillé la lumière du jour en essayant de me débarrasser du liquide amniotique qui recouvrait mes yeux la première fois où j’ai voulu voir où j’en étais. J’me sens coupable d’avoir méprisé tous ces petits barbares débiles insensibles, insipides et minables qui couraient en culottes courtes derrière un ballon dans les cours de récréation. Et j’me sens coupable d’avoir continué à les mépriser beaucoup plus tard encore alors qu’ils étaient déjà devenus des banquiers, des juges, des dealers, des épiciers, des fonctionnaires, des proxénètes, des évêques ou des chimpanzés névropathes. J’me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte et par les ricanements cyniques et confus de mes cellules nerveuses. Je me sens coupable, coupable.

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